Data Science & Cybersécurité : le Big Data recrute !

Big Data Analytics

Révolutions numériques, économies collaboratives disruptives, avènement du Big Data : l’environnement digital est en mouvance, les usages évoluent, la course à l’innovation s’accélère et les entreprises s’adaptent pour renforcer leur compétitivité. Pour satisfaire leurs besoins nouveaux et adresser leurs enjeux, des profils émergent mais l’offre est loin de répondre à la demande croissante.

Du « Big » au « Smart Data » : comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

Porté par de nouvelles capacités de stockage et d’analyse toujours plus innovantes et moins coûteuses, le Big Data n’est-il pas devenu trop « Big » ? Moins de 3% des données collectées sont utilisées par les entreprises et les objectifs se diluent rapidement dans l’amas de données qu’offre Internet. Précédemment motivées par l’idée d’amasser davantage pour exploiter davantage, ces sociétés réalisent progressivement l’importance d’une collecte optimisée, visant à réduire le bruit lié au volume de données gérées. La valeur réelle des données réside dans leurs applications.

Pour répondre à des besoins définis et identifier les informations significatives à l’opérabilité de leur business, les entreprises doivent se munir des ressources humaines qualifiées en data science. Au carrefour entre ingénieurs, statisticiens et marketeurs, les data scientists sont chargés de développer de nouveaux modèles algorithmiques nécessaires à la transformation de données brutes en informations pertinentes. Leurs domaines de prédilection sont les statistiques, les mathématiques, l’informatique, les modèles prédictifs et la stratégie. Grâce à ce portefeuille atypique de compétences, ils génèrent des plus-values inédites souvent sources de profits pour l’entreprise qui développe de nouvelles opportunités d’affaires. L’impact positif sur les orientations stratégiques de l’entreprise explique la demande croissante pour ces profils dans tous les secteurs.

« Il y a eu un réel boum. Grâce aux systèmes distribués et au cloud, les technologies d’étude de la donnée sont devenues très accessibles et naturellement il y a eu un effet de mode. On a vraiment senti que c’était le futur de l’informatique. En tant que data scientist, on entraîne les ordinateurs à interpréter les données, à faire ce dont l’homme est incapable avec un tel volume d’informations, c’est grisant. Le big data et l’algorithmie sont des sujets fascinants !

Le marché est très porteur, il y a un énorme potentiel, qui n’est pas assez exploité, il n’y a pas assez de monde par rapport au volume de données produites. Une fois diplômé, Astek m’a proposé un emploi directement, il y a une part importante de branding dans ce métier. La data science est un peu vendue comme une solution miracle. Les frontières sont encore floues, beaucoup de data scientists s’ignorent, je pense que d’ici 2 à 3 ans, la tendance va revenir à la normale. »

Alexandre P. – Data Scientist chez Astek.

Digital et Sécurité : entre opportunités et risques

Il y a 30 ans, Internet n’avait pas anticipé que certains de ses utilisateurs se retourneraient contre le système, aujourd’hui encore nous peinons à résoudre les problèmes liés à la sécurité du réseau informatique. Les cyberattaques (malveillance individuelle ou organisée, géostratégie ou nuisance ponctuelle) en sont un écho régulier : TV5 monde, Yahoo, élections USA… L’OTAN désignait d’ailleurs au mois de juin dernier le cyberespace comme un domaine opérationnel pour la guerre au même titre que la terre, la mer et l’air.

La dépendance croissante envers Internet et les technologies de l’information sur lesquelles repose l’économie augmente l’exposition aux cybermenaces. De plus en plus sensibles aux enjeux numériques les gouvernements et les entreprises s’arment véritablement pour y faire face avec le recrutement d’experts en cybersécurité qui chaque année viennent renforcer les effectifs pour assurer la souveraineté nationale et la compétitivité économique. Selon une étude du cabinet EY menée auprès de 1.700 organisations dans le monde, 88% des entreprises ont conscience que leur système informatique n’est pas suffisamment sécurisé. Le cadre législatif évolue également avec la mise en place de nouveaux standards de conformité au niveau national (CNIL), européen et international (ISO).

Cependant il serait illusoire de croire à un système parfait éliminant tout risque. Si un système trop procédurier empêche toute agilité, un environnement avec un niveau de risque contrôlé et acceptable soutient l’innovation. Une orientation nouvelle appelée « cyber-résilience » a fait son apparition. S’éloignant de l’aspect binaire de la cybersécurité (sécurisé ou non-sécurisé), l’idée de résilience ne se limite pas à la menace mais consiste à anticiper les vulnérabilités, à absorber le risque et à atténuer les conséquences liées à la faille de sécurité après qu’elle se soit produite. La cyber-résilience vise à accepter le risque pour mieux s’y préparer, le gérer et l’intégrer dans la planification stratégique.

A terme, les services informatiques doivent conduire le changement d’une posture de contrôle vers une démarche favorisant l’inclusion de la cyber-résilience à la stratégie organisationnelle en s’appuyant sur les individus, les processus et les technologies. L’évolution de la culture d’entreprise relative aux informations numériques permettra de lutter plus efficacement contre une attaque et de récupérer rapidement.

L’offre et la demande restent inconciliables

La « hype » autour des innovations technologiques ne semble pas s’apaiser (CES 2017). A l’heure où les objets connectés s’intègrent progressivement dans notre quotidien, ils contribuent déjà à rendre le Big Data « even Bigger ». L’exploitation de ces nouvelles informations et le maintien de la sécurité des systèmes contenant les données personnelles des utilisateurs toujours plus nombreux représentent les deux besoins grandissants des entreprises et des institutions.

Cependant, si le Big Data se développe rapidement, même les grands industriels sont confrontés aux difficultés de recrutement en ressources qualifiées. L’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) estime que seulement 25% des demandes de recrutement sont pourvues. Le manque flagrant de ces profils est un réel frein à l’innovation et peut inhiber le développement des entreprises.

L’écart entre l’offre et la demande s’explique par la carence en formations sur les filières data science et cybersécurité principalement dû à un manque de vision des écoles d’ingénieurs. Encore aujourd’hui, le nombre de diplômés sur ces métiers demeure insuffisant pour combler les besoins de recrutement des institutions et des entreprises. Ce déficit de jeunes talents pose à l’avenant un problème à moyen terme car les enseignements dispensés suivent des cursus de 2 à 3 ans. Et face à l’expansion du Big Data, cette triple complexité pousse la tendance actuelle à se poursuivre.

Sans toutefois réduire le fossé qui se creuse entre l’offre et la demande, les entreprises ont plusieurs atouts à jouer pour pallier cette contrainte : la reconversion professionnelle de certaines fonctions connexes, l’agrégat de compétences au sein d’une même équipe et le rapprochement avec les écoles pour préparer leur avenir.

Opportunités et perspectives professionnelles

De réels avantages s’offrent à ceux qui souhaitent s’engager sur ces enjeux : un recrutement presque immédiat, un salaire élevé, le choix des projets et un fort potentiel d’évolution de carrière. Autant d’ingrédients qui continuent d’alimenter la bulle autour de ces métiers « en vogue ». Et si les profils vont naturellement vers les grands acteurs économiques proposant les meilleures offres pour les attirer, les nouvelles générations d’ingénieurs se laissent de plus en plus séduire par les jeunes pousses et leur esprit « startup » !

 

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