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Retour sur le Global Compact France 2019

Le 25 juin dernier, Pierre, notre Directeur de la Qualité, a eu l’opportunité d’assister à l’Assemblée Générale du Global Compact France. Il revient, pour nous, sur cette conférence riche et percutante.

Lancé en juillet 2000 par Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations Unies, le Pacte Mondial des Nations Unies (UN Global Compact en anglais) est un cadre d’engagement volontaire par lequel des entreprises, associations ou organisations non-gouvernementales, sont invitées à respecter dix principes universels portant sur les droits de l’Homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Les adhérents doivent attester chaque année de la mise en œuvre effective de ces principes dans une « communication de progrès ». Ce rapport est rendu public sur le site internet du Pacte. L’initiative, animée par un secrétariat restreint, a connu un fort développement, totalisant plus de 13 000 adhérents en 2018, dont environ 10 000 entreprises.

Le Global Compact France, association de loi 1901, est chargé de faire rayonner ces missions sur l’ensemble du territoire. Présidé depuis 2003 par Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, le Global Compact France regroupe 1317 participants Signataire du Pacte Mondial des Nations Unies depuis juillet 2018, le Groupe Astek a eu l’honneur de participer à l’Assemblée Générale.

Retour sur une journée en 3 temps

Atelier « ODD : où en sommes-nous ? »

Le UN Global Compact a défini 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), présentés ci-dessous :

Coordonnés par Fella Imalhayene, Secrétaire Générale du Global Compact France, trois intervenants ont eu l’occasion de nous exposer l’avancement du déploiement des ODD.

Guido Schmidt Traub a présenté les résultats d’une étude réalisée par le Sustainable Development Solutions Network (SDSN) dont il est le Directeur Exécutif aux Nations Unies. Il en ressort que la France se place en 4ème position sur 162 concernant le déploiement des 17 ODD. En revanche, elle doit progresser sur les ODD 12 : Consommation Responsable et 13 : Lutte contre les changements climatiques. De plus, même si de nombreux efforts sont réalisés, l’impact global de la France, relativement à ces 17 ODD, est considéré comme négatif. Guido Schmidt Traub a ensuite mis en avant l’impact positif des nouvelles technologies sur le développement durable dans de nombreux domaines (éducation et égalité ; santé, bien-être et démographie ; énergie, décarbonisation et industrie durable ; nourriture durable, océans ; villes et communautés durables ; révolution digitale pour le développement durable).

Martin Bortzmeyer, chef de la Délégation au Développement durable, au sein du Commissariat général au Développement durable, dépendant du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, a ensuite présenté la Feuille de Route Nationale, relative à l’Agenda 2030. À cette occasion il a rappelé l’action du Gouvernement, fait un zoom sur la réunion de septembre prochain à l’ONU « Sommet sur l’Agenda 2030 » et a insisté sur l’importance du monde des entreprises en termes d’engagement RSE. Il propose que chaque entreprise choisisse 3 ODD à intégrer dans sa stratégie de développement. Une fois l’objectif atteint, on peut alors se concentrer sur 3 nouveaux ODD.

Vaia Tuuhia, membre de l’association 4D, présente les résultats d’un sondage effectué par l’association auprès des français. Le résultat est assez effrayant : seuls 7% des français connaissent précisément les ODD. Les ODD « Bonne santé et bien-être » et « Paix, justice et institutions efficaces » sont les plus importants aux yeux des sondés, même si ces derniers ont un mauvais ressenti sur la tendance de progression.

Pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030, les citoyens pensent que l’effort doit être réalisé par les entreprises (88%), les acteurs de la recherche (87%), les collectivités locales (85%) et le Gouvernement (84%). Guido Schmidt Traub complète ces propos en indiquant qu’il est important de mobiliser les universités pour qu’elles participent au débat.

Assemblée générale

L’assemblée Générale a été présidée par Jean-Pascal Tricoire, en présence de Lise Kingo, Directrice Exécutive du Pacte Mondial des Nations Unies. L’ensemble des mesures a été adopté, dont la proposition de nomination d’André Renaudin, Directeur Général d’AG2R La Mondiale, au poste de Président du Global Compact France et l’entrée au board du UN Global Compact de Jean-Pascal Tricoire. Les trophées des meilleures Communication sur le Progrès (COP) ont ensuite été remis. La pause déjeuner m’a permis d’aller à la rencontre de consultant(e)s spécialisé(e)s dans l’accompagnement des entreprises pour le déploiement de leur politique RSE. Chacun mettait en avant l’importance de cette démarche et la qualité de l’évaluation ECOVADIS, par qui le Groupe Astek est contrôlé chaque année.

Débat sur le thème « ODD et entreprises françaises, en action ! »

L’ouverture du débat a été réalisée par Brune Poirson, Secrétaire d’État au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Elle a présenté la loi PACTE, avec la possibilité pour les entreprises de repenser leur « raison d’être ». Elle a également insisté sur l’importance de la démarche RSE : « Beaucoup de jeunes diplômés ne veulent plus travailler pour des entreprises qui ne s’engagent pas en faveur du développement durable ».

Jean-Pascal Tricoire a complété en indiquant que « la jeunesse est plus radicale et inflexible sur les objectifs de développement durable. ».

Les autres invités du débat se sont ensuite exprimés : Jean-Laurent Bonnafe, PDG de BNP Paribas a mis en avant les efforts réalisés par son groupe en faveur de l’égalité homme-femme : il y a 10 ans, 10% des top managers étaient des femmes, contre 30% aujourd’hui. Laurence Capossele de CETUP a mis en avant les actions réalisées en faveur des 17 ODD au sein de son entreprise.

Jean-Pascal Tricoire a ensuite conclu en précisant que « la mise en place des ODD génère un sentiment de fierté et d’attractivité, et améliore la rétention au sein de l’entreprise ».

La journée a ensuite été clôturée par Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances.

Il a été rappelé que l’adhésion des entreprises françaises au Global Compact était favorable en termes de marque employeur. Selon Agnès Pannier-Runacher, il s’agit d’un facteur différenciant dans la guerre des talents. Elle a ajouté : « Le Global Compact est un enjeu de soft powerpour la France ».

Lise Kingo a terminé en citant Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies et créateur du Global Compact : « If globalization doesn’t work for all, it works for none ! »

Mon ressenti

Cette journée m’a permis de mieux appréhender le rôle du Global Compact France et de réfléchir aux actions que le Groupe Astek peut entreprendre dans le domaine de la RSE. Je compte travailler en collaboration avec la DRH, les Achats, le Service Juridique et l’ensemble des services concernés pour améliorer notre impact à ce niveau.

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