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Un nouvel ordre énergétique mondial ?

Quel est l’avenir du secteur énergie alors que l’objectif de 20% d’énergies renouvelables (ENR) consommées, fixé par la commission de l’Union Européenne, n’est toujours pas atteint ?

Les ENR se développent… en marge de la consommation d’énergie

représentation des énergies renouvelables dans la production d'électricité : éolien, biomasse, solaire

La part des ENR dans la production mondiale d’électricité est estimée à 26,5% avec respectivement 16,4% d’hydraulique, 5,6% d’éolien, 2,2% de bioénergie, 1,9% de solaire et 0,4% de géothermie.

La diminution du prix des ENR favorise l’investissement et donc la transition vers de nouvelles formes de productions plus respectueuses de l’environnement. Ainsi, la baisse du montant total des investissements s’expliquerait par la réduction des coûts des installations renouvelables. Le solaire bénéficie très largement de la transition, avec une capacité de production photovoltaïque mondiale en hausse de 39% en 2018 pour atteindre 402 GW, l’éolien dans une moindre mesure progresse de 8,1% pour atteindre 639 GW.

Cependant, si la transition énergétique est déjà bien en cours pour la production d’électricité, , la contribution des ENR à la consommation globale d’énergie dans le monde reste très faible avec notamment la production de chaleur et dans les transports responsables à 50% et 30% des besoins en énergie. Les ENR n’assurent respectivement que 10% de la production de chaleur/froid et 3% de la production de carburants largement dominée par les biocarburants du fait de la modeste pénétration des véhicules électriques sur le marché automobile.

Les énergies fossiles ne sont pas vouées à disparaître

En France, d’une part la politique de décarbonation du mix énergétique contribue à la baisse de consommation du charbon dont les installations sont utilisées « en pointe » pour pallier les pics de demandes, principalement les mois d’hiver, et d’autre part, les besoins de chauffage ont été moins importants suite à des températures plus clémentes.

Cependant, le gaz et le pétrole pèseront encore dans la balance énergétique française et mondiale. 47,1% de l’énergie finale consommée en France provient des énergies fossiles (28,6% pétrole, 14,8% gaz naturel et 3,7% charbon). La demande en pétrole est largement dominée par l’industrie pétrochimique et le transport. La facture de cette dépendance énergétique s’établit à 45,1 milliards d’euros en 2018, dont les ¾ sont dus à l’achat de pétrole. Le retrait des USA sur l’accord nucléaire iranien, les sanctions géopolitiques qui ont suivies (l’Iran était en 2017 le 3ème fournisseur de pétrole de la France) ou la décision de l’Arabie-Saoudite de ralentir sa production, ont accéléré la hausse des cours. Par conséquence, ces événements ont contribué à l’augmentation de la facture énergétique que l’on connaît depuis deux ans et ce malgré une baisse des quantités achetées.

La production mondiale de gaz a augmenté de 4,9 % pour atteindre un sommet historique de 3 857 Gm3 grâce à une forte contribution des régions riches en gaz naturel comme la Chine, la Russie ou encore les USA. Ces derniers sont d’ailleurs responsables à 50% de cette augmentation du fait de la popularisation de l’extraction de gaz de schistes qui leur permet de renforcer leur indépendance énergétique et de s’affranchir de contextes géopolitiques parfois instables. De plus, la poursuite du développement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL), en hausse de 8,7% à 415 Gm3 en 2018, participe également à cette augmentation record.

Le gaz naturel liquéfié, quésaco ?

Schéma représentatif du fonctionnement d'un FLNG ou unité flottante de gaz naturel liquéfié

La liquéfaction du gaz facilite et sécurise son transport
car sous forme liquide, le gaz possède un volume largement
inférieur à son état gazeux.

Les importations françaises nettes de gaz naturel via pipelines diminuent au profit des entrées nettes de GNL, multipliées par 2,6 qui représentent 48,3% des importations nettes du premier trimestre 2019 et confirment le développement de la filière.

Le gaz naturel liquéfié a transformé le marché faisant du gaz naturel inexploitable une réalité économique. En effet, l’exploitation de gisements sous-marins plus modestes ou difficiles d’accès, qui ne justifiaient alors pas les coûts d’installation de longues conduites sous-marines à plusieurs centaines de kilomètres des côtes et d’usines de traitement à terre, est désormais possible.

Ce nouveau marché s’épanouit grâce au développement de solutions d’extraction économiquement plus attractives à l’image des unités flottantes de gaz naturel liquéfié (FLNG – Floating Liquified Natural Gaz). Ces immenses navires sont positionnés directement au-dessus des réservoirs offshores et reçoivent le long de pipelines flexibles la production des puits installés sur le fond marin. Ils sont conçus pour prétraiter le gaz naturel brut en éliminant d’autres constituants (CO2, eau, mercure) et le liquéfient dans des échangeurs cryogéniques au moyen de puissants systèmes de réfrigération. Le gaz naturel liquéfié est ensuite stocké temporairement dans des réservoirs isolés à la pression atmosphérique à -160 degrés Celsius avant d’être transféré dans des tankers responsables de son acheminement.

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Astek accompagne ses clients dans leurs projets offshores

Astek a récemment gagné un référencement avec SAIPEM, spécialisé dans le forage et de la construction de projets majeurs dans les secteurs de l’énergie, et travaille déjà avec les grands acteurs du marché comme TechnipFMC et TOTAL. Astek leur propose une large gamme de services : des phases de définition des concepts, de conduite de travaux jusqu’à l’exécution des contrats.

Sur ce type de projets offshores, les ingénieurs Astek proposent leur expertise :

  • En conception 2D/3D, en fabrication de plateformes et d’équipements sous-marins spécialement conçus pour résister en environnement sous pression à l’exemple des conduites flexibles permettant l’acheminement de pétrole et de gaz depuis le fond marin ou encore l’installation de jackets éoliens en mer.
  • En méthodes et fabrication de decks pour les unités flottantes de production, de stockage et de déchargement (FPSO – Floating Production Storage and Offloading). Ce sont d’immenses bateaux, parfois le fruit du reconditionnement de navires pétroliers, conçus pour traiter les effluents extraits en procédant à leur séparation avant de les transférer aux tankers chargés de leur transport.
  • En architectures logicielles pour permettre aux opérateurs de réaliser leurs missions à risque dans des conditions météorologiques très difficiles.
  • En planification et en management de projets, qui intègrent des solutions de contractualisation et de gestion des coûts.

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