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Rencontre avec Cynthia Tayeh, consultante en R&D chez TotalEnergies

Delivery, innovation, compétitivité : notre réponse aux nouvelles exigences du marché
J’ai toujours aimé les mathématiques. Mais, au fil de mon parcours, j’ai voulu comprendre comment les équations pouvaient répondre à des problèmes concrets. Après une thèse, puis une expérience dans l’aéronautique, j’ai rejoint Astek en 2023. Aujourd’hui, je travaille sur des projets de recherche liés aux éoliennes. Les secteurs changent. Le fil conducteur reste le même : relier les mathématiques, l’informatique et les réalités industrielles.

Passer de la théorie à l’application

Après un master en analyse, modélisation et simulation à l’Université Paris-Saclay, j’ai poursuivi avec une thèse consacrée aux méthodes et à l’analyse numériques à l’Université Bretagne Sud. Mon postdoctorat à l’ONERA m’a ensuite permis de travailler sur la simulation numérique appliquée à l’aéronautique, notamment aux ailes d’avion. C’était une transition entre le monde académique et le monde industriel.

Ce qui m’intéresse, c’est cette interface. On mobilise des connaissances scientifiques, on développe des calculs, puis on les confronte à une problématique réelle. La diversité des secteurs dans lesquels je pouvais appliquer mon expertise, la dimension internationale et la possibilité de poursuivre des projets de recherche ont contribué à mon choix de rejoindre Astek.

Comprendre les éoliennes, ensemble

En tant que consultante chez Astek, j’interviens au sein de la R&D de TotalEnergies. Nous étudions des systèmes complexes à l’aide de méthodes numériques. Mon travail porte notamment sur la fatigue de la tour d’une éolienne, pour étudier sa durée de vie, ainsi que sur les interactions entre plusieurs éoliennes d’un même parc.

Quand j’ai commencé, je connaissais encore peu cet univers. Je me suis appuyée sur une équipe composée d’ingénieurs, de docteurs et d’experts des différentes parties de la turbine. Nous n’apportons pas tous les mêmes connaissances. C’est précisément ce qui permet de croiser les regards sur les résultats.

Calculer ne suffit pas

On peut savoir coder et lancer une simulation. Cela ne signifie pas qu’on saura interpréter ce qu’elle produit. Il faut aussi comprendre les phénomènes physiques et le domaine d’application. Les échanges avec les experts occupent donc une place importante dans mon travail. Poser une question, solliciter un autre regard, approfondir un sujet : l’apprentissage fait partie du quotidien.

Il faut également accepter le temps de la recherche. Certaines simulations durent une à deux semaines, parfois davantage. Et les premiers résultats ne sont pas toujours satisfaisants. On ajuste. On recommence si nécessaire. La patience et la persévérance accompagnent l’expertise scientifique.

Rester curieuse et bien entourée

Ce qui me plaît, c’est de voir mon travail contribuer à des projets concrets, tout en continuant à découvrir de nouveaux domaines et de nouveaux outils. À celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la simulation numérique, je conseillerais de construire des bases scientifiques solides, mais aussi de rester ouverts et de s’entourer.

On n’a pas besoin de connaître seul toutes les dimensions d’un problème. Mon expérience des éoliennes me l’a montré : la curiosité permet d’explorer un nouveau domaine ; les échanges permettent d’en approfondir la compréhension.

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