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Rencontre avec Morgane Ermery, directrice financière du Groupe Astek

Delivery, innovation, compétitivité : notre réponse aux nouvelles exigences du marché
On peut choisir un métier sans connaître toutes les étapes de sa carrière. J’avais choisi la finance, sans avoir décidé à quel âge je deviendrais directrice financière ni prévu précisément comment y parvenir. J’ai découvert plusieurs secteurs, exercé différentes fonctions et saisi les opportunités. Mon parcours s’est construit progressivement, avec l’envie de comprendre ce qui se passait au-delà de mon poste.

Choisir la finance, puis élargir son expérience

J’ai été attirée assez tôt par la finance, sans doute aussi en raison de mon environnement familial. Mais cette orientation était bien la mienne. Ce qui m’intéressait déjà dans ce métier, c’était la possibilité de comprendre le fonctionnement d’une entreprise à travers ses chiffres.
Après mon DESCF, j’ai passé dix ans en cabinet d’audit. Une véritable école après l’école. J’y ai appris à organiser mon travail, à respecter les échéances et à comprendre rapidement des entreprises différentes.

J’ai ensuite travaillé dans plusieurs secteurs, de l’industrie aux services, (chez Goodrich, Legris, Aubade et Samsic). J’y ai exercé différentes fonctions en contrôle de gestion, consolidation et comptabilité. Ces expériences m’ont permis d’élargir progressivement mes compétences, de mieux comprendre les différentes dimensions de la finance et d’étendre mon champ d’action. Les responsabilités sont venues au fil des occasions que j’ai choisi de saisir.

Élargir son regard sur l’entreprise

Mon arrivée en ESN chez Matis, en 2012, a marqué une nouvelle étape. J’ai commencé à encadrer des équipes et à participer au comité de direction. Mon regard sur le métier a évolué. Produire les chiffres et les analyser restait nécessaire. Mais il fallait aussi les relier à l’activité, anticiper et accompagner les décisions.

En finance, nous sommes au croisement de nombreux sujets. Ressources humaines, achats, activité commerciale : nos échanges nous donnent une lecture plus large de l’entreprise. C’est cette dimension transversale qui m’intéresse. On comprend son propre périmètre autrement lorsqu’on regarde aussi ce qui se joue autour.

Chez Astek, construire notre organisation

Chez Astek, mon périmètre était d’abord centré sur la France. Notre objectif était de structurer la direction financière pour accompagner la croissance du Groupe. Nous avons développé les fonctions de trésorerie et de consolidation, fait évoluer nos processus et nos outils. Mes responsabilités se sont ensuite étendues à l’international.

Aujourd’hui, nous poursuivons ce travail à une autre échelle : harmoniser nos pratiques, faciliter les échanges entre les équipes et accompagner l’intégration des acquisitions. Ces sujets font évoluer notre quotidien et la manière dont nous travaillons ensemble.

Pour moi, ils sont aussi une source d’apprentissage. En dix ans chez Astek, je n’ai pas arrêté d’apprendre mon métier. Le Groupe évolue, notre organisation aussi. Et l’on continue à découvrir de nouvelles facettes de son rôle.

Prendre de la hauteur, garder le contact

Je parle de la « vue de l’aigle ». J’essaie de prendre de la hauteur pour garder une vision d’ensemble, puis de revenir dans le détail lorsque c’est nécessaire. Les deux vont ensemble : élargir son périmètre ne signifie pas perdre le contact avec les sujets concrets et la réalité du terrain.

Dans mes équipes, j’essaie également de faire une place à ce qui a nourri mon propre parcours. Lorsqu’une personne est curieuse et souhaite avancer, je cherche à lui ouvrir de nouvelles perspectives : un autre sujet à explorer, un champ d’action à élargir, des responsabilités à prendre progressivement.

Avancer, sans oublier le chemin parcouru

J’accorde de l’importance aux rencontres et à ce qu’elles nous apportent, professionnellement comme personnellement. Au fil d’un parcours, certaines personnes, certaines expériences ou certains échanges peuvent ouvrir de nouvelles perspectives et faire évoluer notre façon de voir les choses.

Et puis, on ne peut pas regarder uniquement la prochaine étape. Il faut parfois se retourner pour mesurer le chemin parcouru. Je n’avais pas tout prévu au départ. J’ai avancé en découvrant les possibilités de mon métier, puis en saisissant les occasions d’aller plus loin. On peut construire son parcours sans avoir dessiné toute la suite.

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